La navigation au long cours

Le voyage « à la Chine » : une expédition inhabituelle pour les marins français
Loin des préoccupations maritimes extrêmes orientales manifestées au XVIe siècle par les marchands portugais, puis au siècle suivant par les commerçants hollandais, la plupart des négociants engagés en France dans le commerce maritime sont, à de rares exceptions près, demeurés jusqu’à la fin du XVIIe siècle insensibles à la séduction commerciale du voyage asiatique.

La Compagnie française pour le commerce des Indes orientales
En 1664, le roi Louis XIV et son ministre Colbert fondent la Compagnie française pour le commerce des Indes orientales qui dispose pour cinquante ans du monopole de ce commerce lointain. Le commerce français de l’Asie est ainsi demeuré au XVIIe siècle, pendant plusieurs décennies, le fait d’une compagnie monopolistique, les négociants privés se bornant pour leur part à assurer la redistribution en France des marchandises importées d’Asie.

Alliances privées
Un tournant cependant s’est amorcé vers 1680 à l’issue de la guerre de Hollande (1672-1678) qui a contraint la Compagnie française des Indes orientales, financièrement épuisée par la guerre navale, à rechercher des alliances avec le négoce privé. Si cette ouverture n’a guère duré, elle a cependant donné l’opportunité aux négociants du royaume d’éprouver l’importance du potentiel asiatique.

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Cette carte richement iconographiée représente à la fois les routes commerciales, les paysages et les ressources propres à chaque contrée.
Carte de la mer du sud, et des costes d’Amérique et d’Asie situées sur cette mer par Nicolas de Fer, 1715. Cette carte richement iconographiée représente à la fois les routes commerciales, les paysages et les ressources propres à chaque contrée. (Cote cliché : RC-C-14670)

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