Méthodes et techniques de fouille

Le site de la Natière est localisé à moins d’un mille marin des remparts de Saint-Malo, sur le flanc est du grand chenal d'accès au port, à proximité de la balise latérale bâbord dite de la Basse du Buron. En fonction des coefficients et de l'heure de la marée, la profondeur du site oscille entre 9 et 18 mètres. L'eau est généralement claire et la visibilité atteint souvent deux à trois mètres. Les épaves reposent dans une plaine de sable coquillier bordée au nord et au sud par les deux têtes rocheuses qui forment le banc de la Natière et dont seul le sommet du pic nord émerge ponctuellement aux plus basses mers. La difficulté essentielle du site réside dans l’existence de courants très violents qui balayent la zone. Les marnages extrêmes, près de 13 mètres à vive eau, que connaît la baie de Saint-Malo, génèrent en effet, au flot et au jusant, de violents courants qui ne s’interrompent qu’aux étales de basse et de pleine mers. Encore ces périodes de répit sont-elles soumises, particulièrement à basse mer, à l’action de l’usine marémotrice implantée au débouché de la rivière Rance, dans l’axe du grand chenal de Saint-Malo. Ainsi, les périodes d’étale de courant oscillent-elles entre 15 minutes, lors des basses mers, et 75 minutes, lors des pleines mers. Le calendrier des plongées est bien évidemment facteur de ces périodes d’étale qui conditionnent autant la mise à l’eau de l’outillage de fouille que la remontée des objets archéologiques.

Médias

Frédéric Osada (Images Explorations) © MCC / DRASSM
Photo aérienne sur laquelle on peut voir le navire support des fouilles Hermine-Bretagne, ancré sur les roches de la Natière. Au fond, le débouché de la Rance et l’usine marémotrice. (Cliché : NAT01_E0019)
Teddy Seguin (Adramar) © MCC / DRASSM
Vue aérienne du navire Hermine-Bretagne ancré sur les roches de la Natière, véritable piège à bateau. (Cliché : Nat07_M0145)
Teddy Seguin (Adramar) © MCC / DRASSM
La visibilité varie à haute mer et à basse mer. Elle peut aussi être altérée par l’intervention des archéologues sous-marins. (Cliché : NAT06_SM0031)
Teddy Seguin (Adramar) © MCC / DRASSM
La visibilité varie à haute mer et à basse mer. Elle peut aussi être altérée par l’intervention des archéologues sous-marins. (Cliché : Nat07_SM0585)
© Thomas Sagory (du-ciel.com)
Photographie aérienne par cerf-volant d’Hermine-Bretagne. À l’arrière du bateau on distingue les bulles d'air occasionnées par les plongeurs au travail. (Cliché : Nat08_M0335)
Teddy Seguin (Adramar) © MCC / DRASSM
Indispensable et rassurante, la ligne de vie qui relie le navire support des fouilles au site archéologique sert de guide aux plongeurs. (Cliché : NAT06_SM0120)
Teddy Seguin (Adramar) © MCC / DRASSM
Le travail sous-marin est souvent rendu difficile par la force du courant. (Cliché : Nat06_SM0167)
Frédéric OSADA (Images Explorations) © MCC / DRASSM
Le site de la Natière est situé à proximité des chenaux empruntés par de nombreux navires ce qui implique une vigilance permanente et un respect strict des conditions de sécurité. (Cliché : 2001-1-50-03)

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