Saint-Malo vers 1700

Déjà considérée comme « pressée de maisons et fort peuplée » au milieu du XVIe siècle, Saint-Malo étouffe littéralement dans ses murs à la fin du siècle suivant. Encerclée par la mer, disposant de moins de 16 ha de territoire urbain, la population intra-muros compte alors plus de 20 000 habitants. Aussi, la vie industrielle et commerciale s’affranchit de son rocher au cours du XVIIe siècle et colonise tout le pourtour du port d’échouage. Le cordon dunaire qui mène du Sillon à Rocabey accueille des moulins puis des chantiers navals cependant qu’au centre du port d’échouage, les îlots des Talards, où l’on construit des navires, voient s’établir, à la fin du siècle, deux grandes corderies. Cette famine d’espace profite à Saint-Servan qui se développe alors rapidement en accueillant entrepôts et chantiers de construction, ainsi qu’un hôpital général.
Si, à la fin du siècle, la ville est bien protégée des attaques venues de la mer grâce aux travaux conduits entre 1689 et 1695 par le marquis de Vauban, elle reste en revanche sans défense pour un ennemi venu de terre. Vauban établit donc en 1696 un plan ambitieux de création d’un bassin à flot, isolé par une écluse et protégé par une enceinte fortifiée, mais l’hostilité des Malouins fait échouer ce très complexe projet qui ne sera finalement et partiellement mis à exécution qu’au XIXe puis au XXe siècle.
Fuyant l’exiguïté de l’intra-muros et rachetant les manoirs de la campagne malouine, les armateurs les plus prospères ont pris dès 1650 l’habitude de faire construire autour de Saint-Malo de grandes résidences secondaires cachées derrière de hauts murs. Bâties en nombre croissant après 1700, ces malouinières de granit marquent aujourd’hui encore l’urbanisation de la campagne cernant la cité corsaire.

Médias

Elisabeth Veyrat © MCC / DRASSM
La mer enserre les remparts de Saint-Malo, au pied des façades des demeures bâties au XVIIIe siècle par les négociants malouins. (Cliché : NAT01_E0021)
© Musée national de la Marine
Vue de Saint-Malo par Hue, Jean-François (1751-1823) 18e siècle (2e moitié). Depuis la côte de Dinard, les riverains assistent au naufrage d’un navire devant les murs de Saint-Servan. Certains tentent de porter secours aux occupants de deux canots. Au loin, on aperçoit la ville de Saint-Malo enfermée dans ses remparts. (N° inv. 7 OA 3 D)
© BnF
L'exiguité de la ville de Saint-Malo telle qu'elle parait en chaussée du Sillon. Détail de Carte particulière des entrées du port de Saint-Malo et de la rivière de Dinan. Comme elles paroissent aux plus basses marées des équinoxes par Sainte Colombre. (Cliché : Sc-91-248)

Liste des sous-chapitres

Bienvenue sur le site de la Natière

/1/ Vous souhaitez voir ce site en version flash, ce site nécessite donc que votre poste soit équipé du flash player 10.1 et que soit activé le javascript sur votre navigateur.

/2/ Si vous n'avez pas flash installé sur votre ordinateur, vous pouvez consulter la version accessible du site.

Installer le flash player

Pour pouvoir afficher correctement ce site, il est nécessaire de disposer du plugin Flash Player 10.1.

Ce logiciel gratuit est facilement téléchargeable sur le site Adobe.

Ce plugin Flash fonctionne sur les navigateurs suivants : Internet Explorer, Netscape, Opera, Mozilla, Safari, Chrome. Il est compatible avec Microsoft Windows, Apple MacOs, Linux, Solaris et Pocket PC.

La procédure pour télécharger ce plugin est la suivante :

1. Aller sur le site de Adobe Flash Player et cliquez sur le bouton "Télécharger Flash Player"



2. Vous devez accepter les conditions d'utilisation d'Adobe Flash Player en cliquant sur le bouton "Accepter et installer dès maintenant".




3. Si une fenêtre d'avertissement de sécurité apparaît, cliquez sur "Oui" pour accepter l'installation de Flash Player.




L'installation se fait très rapidement ; il n'est pas nécessaire de redémarrer le navigateur.

Pour toutes autres questions concernant Flash, vous pouvez consulter le site Adobe ou contacter votre revendeur informatique.

Accéder à la version accessible